| Randonnée de Biron - Biron-Erezée (prov. Luxembourg) | ||
| 7 juin 2009 | km parcourus : 65 | |
| 10-20-30-40-50-65-80 km - chrono 40-50-65-80 km | D+ : 1320 m | |
En ce dimanche d'élections, après avoir rempli notre devoir de citoyen (en tenue de cycliste, d'où quelques regards étonnés...), il est déjà bien tard lorsque nous mettons le cap vers Biron, petit village situé entre Durbuy et Marche-en-Famenne. Le soleil nous accompagne jusqu'à Namur, puis le ciel se couvre... pour devenir carrément menaçant lors de notre arrivée sur place. Il est 10h25 lorsque nous prenons le départ après avoir acquitté un prix d'inscription dérisoire (cette organisation fait partie du challenge Stany-Smol). Deux longues distances sont proposées : le 65 km et le 80 km. Mais vu la soirée précédente assez agitée et la nuit trop courte qui en a résulté, le 65 km nous paraît bien suffisant, d'autant que la région a l'air assez vallonnée. En plus je n'ai ni couru, ni roulé depuis le dimanche précédent... Le parcours est peu vallonné dans sa première partie, mais très rapidement on a un avant-goût du type de terrain : beaucoup de caillasse, qu'il s'agisse de pierres bleues glissantes à souhait ou alors de piégeuses plaques de schiste, et pas mal de racines également. Par endroits, d'énormes flaques nous indiquent qu'ici, contrairement à chez nous, il a plu abondamment dans les dernières heures... Quelques singles et beaucoup de chemins plus larges en forêt alternent avec un peu de route pour assurer les liaisons et découvrir de beaux villages. On arrive très vite au 1er ravito, situé à 12 km et qui propose outre les traditionnels pains d'épices, oranges et gaufres, des pommes et de l'aquarius. Il y a là quelques petits rigolos qui gloussent à la vue de mon numéro de plaque... j'ai en effet hérité du n° 69, au grand amusement de Thierry (je ne sais pas s'il s'en remettra...). Lorsque nous repartons, on attaque directement par une côte. En effet, c'est à partir de maintenant que le dénivelé va commencer à devenir sérieux. Cette deuxième partie est plus intéressante, même si la pluie commence à tomber de plus en plus dru. Nous sommes heureusement souvent dans les bois, mais dès qu'on en sort, nous nous trouvons exposés à des averses parfois diluviennes. Le sol devient donc de plus en plus glissant, et on assiste de temps en autre à des chutes, notamment dans une côte toute jonchée de caillasse bleue. Quelques passages sont de toute beauté, comme ce single technique en crête, quelque temps avant le deuxième ravito. Les descentes sont généralement rapides et sans difficulté, mais quand même assez ludiques. Je m'amuse bien, malgré des jambes aux abonnés absents. Petit bémol, le froid qui commence à m'envahir, en effet mes vêtements sont transpercés, les passages à gué ont trempé mes pieds et ceux-ci commencent à s'engourdir.... Nous voyons assez peu de monde sur cette rando, mais pourtant ne sommes
jamais seuls plus d'un ou deux km. Le 2ème ravito est installé
en plein bois. Après avoir grignoté, et échangé
quelques plaisanteries avec d'autres bikers (toujours mon n° 69 qui
suscite des commentaires...), nous repartons sous la pluie qui décidément
semble ne plus vouloir s'arrêter. Le parcours continue dans le même
esprit, beaucoup de chemins forestiers, la boue est maintenant omniprésente
mais, très liquide, elle ne gêne pas vraiment la progression.
Par contre sur les racines et les pierres, ça glisse de plus en
plus et la prudence s'impose... Le dénivelé s'accumule,
et vers le 40ème km je jette un coup d'oeil à mon altimètre
: nous avons déjà 950 m D+. Les 15 km suivants seront encore
bien costauds, notamment une côte assez terrible en S, à
la fois technique et très raide, qui me mettra en échec
très vite, mes jambes n'étant pas d'accord... Notons également
l'apparition de quelques bourbiers, qui commencent à ralentir notre
allure. Au dernier ravito (km 55), nous discutons avec deux autres bikers que nous côtoyons depuis plusieurs km, mais je ne souhaite pas m'éterniser car si la pluie s'est calmée, je suis néanmoins complètement trempée et j'ai peur de me refroidir encore plus. Il reste une dizaine de km, en majorité plus plats et bien roulants, excepté un beau bourbier à ornières, dans lequel j'attrape un fou-rire en voyant les figures de plus en plus aléatoires que Thierry m'offre en spectacle quelques mètres devant. Il finit par marcher alors que je progresse à faible vitesse, peinant à garder mon équilibre dans cette gadoue très glissante. De retour à l'arrivée, nous n'avons que 63 km au compteur,
et on nous apprend que nous avons raté la dernière petite
boucle, dont le début est à quelques dizaines de mètres
de l'arrivée. On n'est pas fatigués du tout, donc demi-tour
et nous voilà à faire cette courte boucle qui se termine
par un passage de gué assez profond dans lequel je manque de peu
de m'effondrer à l'arrêt, n'ayant pas pris assez de vitesse
pour le traverser. Moment de solitude immortalisé par un photographe
dont nous ferons la connaissance à l'after... Enfin nous voici
de retour au stand des arrivées où l'on valide mon temps
(et hop, un podium de plus au classement inversé ! quel bonheur
! ;-)) et où j'apprends que nous n'étions que 2 femmes sur
les longues distances : Mahé sur le 80 et moi-même sur le
65. Le bike-wash est d'une efficacité redoutable, vélo lavé
en quelques minutes. Les douches pour dames sont une pure merveille, encore
propres (il faut dire qu'elles avaient été peu employées
vu le nombre réduit de bikeuses ayant décidé d'affronter
la pluie), modernes, température de l'eau réglable... aaaah
si seulement ça pouvait être ainsi à chaque randonnée... : le fléchage était parfois un peu "dernière minute" ce qui obligeait à des freinages d'urgence; la dernière boucle était facile à rater car on se voyait arrivés... pas de contrôle chrono en cours de parcours. : parcours agréable, plus physique que technique mais avec néanmoins des passages ludiques; bonne organisation, sympathique; douches; bike-wash efficace; prix modique de l'inscription
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