| Trèfle Dinantais - Dinant-Anseremme (prov. Namur) | |
| 18 mars 2007 | Km parcourus : 33 |
| 24-36-44 km | D+ : 900 m |
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Le soleil qui a réchauffé toute la semaine passée a disparu et on nous annonce un dimanche pluvieux et venteux. Ce n'est pas ça qui va nous arrêter et nous voilà partis pour le complexe touristique d'Anseremme, lieu de départ de ce 9ème Trèfle Dinantais. Au programme du week-end, il y avait un Kids Trophy le samedi, des randos le dimanche matin et une course de XC le dimanche après-midi. Après nous être préparés sous une pluie battante, nous nous inscrivons sur la plus longue distance, un 44 km qui est annoncé à 1600 m de D+ ! Voilà qui me paraît assez incroyable, depuis 5 ans que je roule je n'ai que rarement dépassé les 1200 m de D+ sur une randonnée de 45 km en Belgique. Mes doutes s'accentuent lorsque je vois le dénivelé annoncé pour les autres distances : 1400 m pour le 36 km et 1100 m pour le 24 km... là je n'y crois vraiment plus du tout. Certes la région est très vallonnée mais tout de même. Bref, nous verrons bien ce que mon altimètre indiquera en fin de rando. J'espère toutefois que tous ces chiffres sont surestimés, parce que depuis quelques jours je n'ai pas la grande forme : mon fiston m'a refilé quelques microbes et j'ai un genre de rhume larvé, accompagné de douleurs musculaires et d'un léger mal de tête. Le départ se fait à l'endroit de la mise à l'eau des kayaks pour la fameuse "descente de la Lesse", attraction touristique vedette de la région. Nous empruntons donc immédiatement un sentier le long de la rivière, qui très rapidement devient de plus en plus technique, parsemé de racines et de pierres aux arêtes vives, et qui me met d'emblée en difficulté. J'ai de fort mauvaises sensations, équilibre difficile, crispation sur le vélo... Les kilomètres suivants confirment l'engagement technique du parcours : en fait nous suivons le circuit de la course XC qui aura lieu quelques heures plus tard. Les difficultés s'enchaînent, montées techniques (là ça va pour moi), singles nécessitant un pilotage sans hésitation, et descentes trop techniques pour moi avec parfois des escaliers aux marches inégales car usées par le temps.... La première descente, très belle, est entièrement balisée façon XC et serpente entre les arbres, présentant quelques belles épingles que j'hésite à tenter vu le sol hyper-glissant. Dans la seconde descente, à ma grande honte je pose pied à terre assez vite car je ne la "sens" absolument pas, trop pentue et un sol qui m'a tout l'air d'une vraie patinoire, ce qui se confirme car même à pied c'est difficile de ne pas se retrouver les quatre fers en l'air ! Après une dizaine de km nous quittons (sans regret pour moi...) le parcours de XC pour emprunter un itinéraire propre aux randonnées, et j'ai une pensée mi-émue mi-horrifiée pour les bikers débutants qui auraient décidé de venir faire un "petit parcours" de 20 km ici... Franchement ce parcours n'a rien de familial, contrairement à nombre d'autres organisations où la difficulté augmente avec le kilométrage. Ce n'est pas pour autant que le circuit devient plus reposant... Côtes et descentes s'enchaînent, souvent techniques, toujours glissantes, et arrivés au premier ravitaillement, je constate qu'en un peu plus de 15 km nous avons déjà un dénivelé positif de 580 m... La rando est vraiment difficile, et ici contrairement aux randos des semaines précédentes, ce n'est pas uniquement à cause de la boue. Le parcours lui-même, bien que de toute beauté, est exigeant, tant techniquement que physiquement. Très peu de route, beaucoup de singles dans les bois. Par temps sec ce doit être une rando superbe tout en étant à réserver aux vttistes confirmés. Mais aujourd'hui, sous une pluie battante, aux prises avec un vent fort et froid, c'est un coup à décourager tout un peloton... Je vois bien que je n'ai pas le niveau pour assurer ici, dans de nombreux passages accidentés je ne suis pas assez sûre de moi et je dois poser pied à terre souvent, ce qui finit par me démoraliser. Une nouvelle descente acrobatique m'a valu de me retrouver les fesses dans la boue sous l'oeil compatissant de Looping du forum BMB qui venait juste de me ratrapper. Du coup, après le ravito je décide de limiter les dégâts en bifurquant sur le 36 km. A partir de là et pendant environ 7 km, nous allons affronter des chemins champêtres détrempés, beaucoup plus roulants mais avec comme nouvelle difficulté, le vent de face. Je suis repartie du ravito en même temps que deux bikers et je m'efforce de rester dans leur roue pour m'abriter. J'y parviens pendant quelques km avant de lâcher prise dans une nouvelle côte glissante... A ma grande surprise nous arrivons au second ravitaillement alors que mon compteur affiche seulement 22 km. Après ce ravito nous attend la seule descente dans laquelle j'ose me lâcher un peu plus, en effet ici pas de boue; c'est une descente large et rapide, caillouteuse, il faut quand même faire attention à sa trajectoire car des plaques de schiste luisantes rendent le sol piégeux. Peu après alors que nous longeons un bois sur un chemin plat (une rareté sur cette rando), surgit à ma droite un véritable château de conte de fée, juché sur un pic rocheux... il s'agit apparemment du château de Walzin. J'ai du mal à détacher mon regard de ce spectacle insolite. Le reste du parcours est du même style que le début avec des passages vraiment très techniques, des "coup de cul" pour moi infranchissables, des singles en dévers... notamment les derniers km où, après une nouvelle chute dans une descente boueuse, je constate à quel point j'ai froid; ce n'est pas que la température soit si basse mais la pluie a traversé mes vêtements hormis ma veste en Gore-Tex, mes mains et mes pieds sont totalement engourdis et j'ai les jambes flageolantes suite à la fatigue. C'est avec soulagement que je retrouve le parking des kayaks bleus, au bout de 33 km d'efforts. Seulement 900 m de D+, comme je l'avais deviné les chiffres étaient surestimés, en tout cas par rapport aux altimètres habituellement utilisés en vtt. Le bike wash est constitué de 6 tuyaux alimentés par l'eau de la Lesse et je ne dois pas trop attendre, heureusement car je suis frigorifiée. Le réconfort fut de trouver un vaste vestiaire confortable assorti de douches chaudes. Par contre je reste estomaquée par les prix "touristiques" pratiquées dans le bar du complexe : 3,30 euros pour une Leffe, ça ne pousse pas à la consommation... A noter qu'il y a une tombola, ce qui devient rare, qui plus est avec un vélo à gagner... mais c'est les mains vides que nous repartirons après avoir assisté au départ de la course.
: le "petit" parcours devrait être annoncé comme "non familial"; des panneaux "danger" auraient pu être apposés à certains endroits; ravitos peu variés (pas de fruits...); prix prohibitif des consommations pour l'après-rando. : parcours de qualité, exigeant physiquement et techniquement; fléchage très bon et sans utilisation de peinture au sol; vestiaires séparés hommes/femmes et douches chaudes; tombola. |