| Rando VTT Télévie - Maillen (prov. Namur) | |
| 4 mars 2007 | Km parcourus : 47 |
| 20-35-45 km | D+ : 830 m |
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Et voilà... en ce premier dimanche de mars, j'entame ma troisième rando de l'année... Un déménagement ayant monopolisé toute mon énergie et mon temps ces dernières semaines, le sport est de nouveau passé au dernier plan dans ma vie. Février a filé et les sorties en course à pied et vtt se comptent sur les doigts d'une main... Du coup j'ai une terrible envie de rouler, assortie toutefois d'une appréhension à l'idée de redémarrer une nouvelle fois péniblement après plusieurs semaines d'inactivité. Au niveau climatique, la semaine a été plus qu'arrosée et je m'attends donc à une rando doublement éprouvante, d'une part à cause de mon manque de condition physique, d'autre part à cause de la boue. Arrivée sans encombre au centre sportif de Maillen, je m'acquitte d'un droit d'inscription de 6 euros. Cela peut paraître cher mais c'est pour une bonne cause puisqu'il s'agit ici d'une organisation locale au profit du Télévie. Il est donc logique de payer plus qu'à une rando ordinaire... Il est à peu près 8h30 lorsque je prends le départ du parcours de 45 km. Il ne fait pas chaud mais le soleil promis est bien là ! Je roule seule et donc beaucoup plus à mon rythme que lorsque j'essaie de suivre l'un ou l'autre ayant des velléités de "rouler ensemble" (ce qui se traduit en général par : Nadine se met dans le rouge dès le départ tout en voyant disparaître les autres inexorablement, ne retrouvant ceux-ci que lorsqu'ils s'arrêtent - ayant bien le temps d'une partie de belote tant Nadine tarde à arriver - pour l'attendre, ... et à partir de la mi-rando, Nadine roule seule, complètement grillée par ses efforts des 20 km précédents pour ne pas trop retarder ses comparses). Aujourd'hui aucune pression, je roule en mode touriste, admirant ce superbe début de journée dans une région agréable. De toute façon, j'étrenne de nouveaux freins à disques XT assortis du système dual control, et donc il faut que je m'habitue. La première partie de la rando se révèle intéressante et étonnamment pas trop boueuse. Nous avons droit à certains des beaux passages de la région, quelques belles côtes et l'une ou l'autre descente assez technique. Un peu trop de route à mon goût mais je sais qu'en la matière je suis plutôt exigeante, n'étant vraiment pas en valeur sur route, où mon manque de puissance me handicape réellement. La boue devient de plus en plus présente, ce qui rend du coup les passages sur bitume de moins en moins pénibles, par comparaison. Le fléchage me paraît bon, les flèches en hauteur, blanches et orange fluo, se voient de loin. Le marquage au sol est abondamment utilisé malgré les réglementations wallonnes en la matière, mais bon, on n'est pas là pour jouer au gendarme. Peu après le premier ravito, la tendance va s'inverser et, tout en restant dans l'entité d'Assesse, nous allons hélas avoir droit à d'interminables chemins à travers champs, collants et glissants en alternance. Certaines côtes deviennent des défis impossibles à relever pour mes pauvres gambettes sous-entraînées. Pourtant, le fait de rouler seule à mon rythme montre très vite son atout principal : je me sens bien, rarement essoufflée. En fait j'ai savouré à plusieurs reprises le calme de la campagne, la traversée en solitaire de villages qui semblent encore endormis... il faut dire que je vois très peu de monde sur le parcours. Ceux qui me rattrappent me saluent bien souvent en m'appelant par mon prénom ou mon pseudo, ce sont des habitués comme moi et ils sont accoutumés à me dépasser après quelques km... je fais partie du décor en quelque sorte ;-). C'est agréable et, dans une certaine mesure, rassurant. Après le deuxième ravito, je commence à franchement me fatiguer de ces chemins au sol lourd ou glissant. Pour tout dire, si je n'étais pas aussi frustrée de vtt ces derniers temps, je crois bien que je râlerais franchement car le potentiel de la région, que je commence à pas mal connaître après toutes ces années à randonner dans le coin, est franchement sous exploité. Nous sommes restés dans l'entité d'Assesse ce qui est un peu dommage car sur une distance totale de 47 km il y avait moyen d'aller plus vers la Meuse, Lustin est tout proche, la vallée de la Meuse nous tend les bras... Et même au niveau de l'entité, nous avons eu quelques-uns des classiques, mais il y avait mieux à faire, moyennant sans doute un peu plus de travail au niveau des autorisations. Nous avons longé de nombreux bois sans y entrer, quoi de plus frustrant pour un vttiste ? Par après j'apprendrai que la boucle supplémentaire du 45 n'est en fait constituée que de ces chemins champêtres épuisants par temps boueux... Dans ces conditions j'aurais préféré faire le 35 km qui était d'un meilleur rapport qualité/distance. En plus, ma transmission donne des signes de faiblesse, ce qui me vaut des sauts de chaine... mes nouvelles poignées de freins sont mal positionnées et j'ai les mains qui frottent douloureusement contre les bar ends. Et puis le dual control, sans dérailleur inversé... hé bien c'est pas super, où alors je ne suis pas douée, en tout cas je trouve le moyen à deux ou trois reprises de freiner en pleine côte alors que je cherchais à monter les pignons (j'en vois déjà qui rigolent...). A l'arrivée, seulement deux tuyaux au bike-wash et une file que je juge limite acceptable... mais finalement il s'avère que les tuyaux sont des lances d'incendie, avec une pression d'enfer, ce qui diminue le temps d'attente, et puis il n'y a pas tant de participants (heureusement car deux tuyaux c'est vraiment trop juste par temps boueux). Côté parc à vélo, il est fort bien construit à l'aide de barrières nadar... mais néanmoins un gros zéro pointé : il n'est apparemment pas gardé et je constate de visu que tout le monde y entre comme il veut pour récupérer "son" vélo. Dans ces conditions le mien sera mieux dans la voiture... Ensuite ce n'est que grâce à mon entêtement et à mon insistance auprès des organisateurs que je peux prendre une douche ailleurs que dans un vestiaire empli de bikers du sexe fort. Je trouvais quand même un peu particulier que dans un centre sportif possédant au moins 4 vestiaires, on n'en ait ouvert qu'un seul et que du coup celui-ci soit mixte. Il semble que j'ai été la première à rouspéter... Le plus déconcertant, c'est l'attitude étonnée des responsables devant ma demande. Apprécieraient-ils donc que leurs épouses prennent leur douche au milieu d'inconnus du sexe opposé ??? Ceci dit quand il n'y a pas d'autre solution, on fait avec et je suis bien placée pour en parler... Mais ce n'est pas le cas ici et heureusement après une dizaine de minutes d'attente on finit par mettre à disposition un vestiaire vide doté de douches à l'eau délicieusement chaude. Une rando en demi-teinte donc, vraiment sympa dans sa première partie puis décevante (et très éprouvante !) dans la seconde moitié, pour retrouver quelques moments plus ludiques dans les derniers km. Une organisation qui gagnera à tenir compte des remarques et des critiques constructives des participants. Il paraît clair que les organisateurs sont pleins de bonne volonté et manquent simplement d'expérience ou d'opportunisme (dans le bon sens du terme...).
: parcours qui n'exploite pas de façon optimale la région; bike-wash un peu limite en cas d'affluence; parc à vélo non gardé; vestiaires insuffisants (pourquoi ne pas en mettre plus à disposition puisque l'infrastructure le permet ??) : la région est belle et il y a quelques très beaux passages pour le vtt dans le premier tiers du parcours; organisation au profit du Télévie.
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