| La Primavera - Andenne (prov. Namur) | ||
| 29 mars 2009 | km parcourus : 32 | |
| 25-35-50 km | D+ : 720 m | |
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La Primavera, c'est pour beaucoup de bikers la rando de reprise, qui signe l'arrivée du printemps et le début de la saison vtt. J'ai toujours trouvé ça assez étrange parce que pour une reprise, c'est quand même hard... ma dernière participation remonte à 2005, un 55 km titrant 1400 m de D+, un souvenir extraordinaire quant à la qualité du parcours, à la fois technique et physique. Quant à l'arrivée du printemps, il ne s'agit en réalité que d'une vue de l'esprit, le dernier week-end de mars étant souvent encore bien froid dans nos régions. Cette année, c'est par une température de 4° et après avoir essuyé quelques giboulées en cours de route que nous arrivons à l'école Sainte-Begge. Très motivée, fermement décidée à faire le long parcours aujourd'hui, j'ai réussi à tirer Thierry du lit très tôt malgré le passage à l'heure d'été qui nous a privé d'une heure de sommeil, et il est à peine 7h45 lorsque nous sortons les vélos de la camionnette. Hélas, au moment d'enfourcher mon Canyon, je constate une crevaison à l'avant... et il s'avère que le blocage rapide est grippé. Fort heureusement nous sommes entourés par plusieurs Blue Bikers et hop, les voilà en train de nous aider. On finit par réussir à décoincer le blocage récalcitrant, Thierry remplace ma chambre à air pendant que Patrick extirpe une splendide épine de mon pneu. Peu après nous sommes enfin prêts à partir. Malheureusement cet incident n'était qu'un prémice de ce qui m'attendait ensuite. Car pendant cette Primavera, rien ne se passera comme je l'avais prévu. Bien sûr, la semaine a été copieusement arrosée et je m'attends à beaucoup de boue. Je m'attends aussi à avoir des problèmes dans les descentes, étant donné la technicité de celles-ci combinée aux conditions climatiques peu favorables. Nous sortons d'Andenne par un peu de chemin de halage et déjà s'annonce une première côte, bien caillouteuse. Je vois Thierry devant, sur le vélo, suivi par mes Blue Bikers et un ou deux autres... tous à pied. Généralement ce genre de raidillon me convient bien, je ne me laisse donc pas décourager par tous ces piétons et me voici donc en train de monter sur le vélo. Mais arrivée aux 2/3, ça glisse vraiment trop sur les pierres mouillées, ma roue avant se met en travers, je dois mettre pied à terre. C'est là que mon pied glisse et que je me prends une de ces pelles aussi stupides que douloureuses dont j'ai le secret ;-). Tiens, ça faisait longtemps d'ailleurs. Je me suis fait mal, mais je garde le moral... on continue dans un sentier herbeux/boueux dans lequel je n'avance pas tant il est collant et glissant. Je vois mes compagnons, plus puissants, s'éloigner inexorablement... La bifurcation entre 35 et 50 se situe peu après, et quand j'y arrive, je constate que tous les autres sont partis sur le 35, y compris Thierry que j'avais pourtant inscrit comme moi sur le 50. Deuxième imprévu donc, je ne me vois pas rouler toute seule pendant 50 km dans des conditions aussi difficiles, je décide donc de les suivre (de loin...), déçue malgré tout de ne pas faire le grand parcours. Je parviens finalement à les ratrapper à l'approche de la réserve de Sclaigneau. C'est alors qu'on commence à s'interroger sur le fléchage. J'ai oublié de préciser qu'outre les 3 parcours rando, il y a également aujourd'hui la première manche du Belgian Enduro Trophy. Nous ne savons plus très bien quelles flèches nous devons suivre pour le parcours du 35, étant donné que chaque parcours a sa propre couleur. On se dit que logiquement ça devrait être vert = facile = 25 km, jaune = moyen = 35 km, rouge = difficile = 50 km. Discussions avec divers bikers, personne ne sait vraiment. Bon, nous voilà donc à suivre les flèches jaunes. Par contre nous constatons au fil de notre progression que les couleurs changent sans qu'on ait vu de bifurcation. Etrange, mais bon. Première belle descente avec des marches naturelles qui s'offre à nous, première difficulté pour moi, ça glisse et une des marches me paraît trop impressionnante, je pose le pied. Bon pas trop grave, j'apprécie quand même. De temps en temps on se retrouve sur des sentiers balisés avec ce que je crois être des flèches rouges mais délavées (donc dans ma logique = le parcours du 50). Le parcours est très beau, mais exigeant, ça monte et ça descend tout le temps, les montées sont souvent longues. La boue est omniprésente et sous toutes ses formes. Nous traversons de véritables piscines, à plusieurs reprises. A d'autres endroits c'est un bourbier dans lequel on s'enfonce. Une splendide descente en épingles (épingles pied à terre pour moi, même par temps sec j'ai du mal), en balcons, nous mène enfin au premier ravito (km 12). Là nous posons la question de la couleur des flèches et on nous confirme notre hypothèse des flèches rouge, jaune, vert, par contre on nous apprend qu'il ne faut surtout pas suivre les flèches roses (que je prenais pour des rouges délavées ;-)) car il s'agit du parcours de l'enduro. Mention spéciale sur cette rando, pour la bonne ambiance qui règne entre les participants. On s'amuse beaucoup ! On repart donc en suivant les flèches jaunes. Une nouvelle énorme côte s'annonce... trop énorme... allez, je dois encore mettre pied à terre. Décidément, ça n'arrête pas... Enfin, je ne suis pas la seule. La suite du parcours sera du même acabit, succession de sentiers, côtes, descentes... le tout souvent technique. Quel bonheur ce doit être par temps sec... Jusque là j'ai toujours le moral, même si curieusement, j'ai froid. Pas moyen de me réchauffer depuis ma chute. Autre sujet de préoccupation, je constate que ma fourche vibre lorsque je freine de l'avant. En début de rando c'était discret, maintenant ça devient très gênant. Mais je n'y pense que lorsque je freine et donc j'oublie de le signaler. A cause d'un de mes inévitables arrêts-pipi où il fut problématique de trouver un endroit propice ;-), les Blue Bikers nous ont semés et nous roulons désormais à deux, Thierry et moi. Lorsque nous arrivons au 2ème ravito (km 22), nous les voyons qui en repartent déjà... Si la Primavera est célèbre, c'est bien sûr en raison de son parcours, mais un peu aussi grâce à ce fameux ravito qu'on pourrait presque qualifier de gastronomique : soupe, omelette sur pain, lasagnes... encadrent les traditionnels fruits et pain d'épice. On nous offre également un Aquarius. Bref, une pause qu'on prolongerait bien, mais aussi un vrai piège car redémarrer après s'être régalé de la sorte n'est pas toujours évident. On repart cependant, dans des bosses ludiques. Toujours une excellente ambiance, les plaisanteries fusent de tous côtés. Comme pour renforcer cette atmosphère de franche camaraderie, voilà que j'exécute soudain - et à ma grande surprise - une figure acrobatique du plus bel effet sur un sentier transformé en patinoire et hop, deuxième gamelle du jour, sous le regard narquois de quelques bikers, par ailleurs bien sympa. Pas de mal cette fois. Je constate peu après que si ma fourche vibre lorsque je freine, c'est tout simplement parce que ma roue avant est en train de se faire la malle : le serrage rapide ne tient plus. Ce qui me vaudra une fin de rando très prudente dans les descentes (à certains moments je préfère carrément descendre à pied). Quant au fléchage multicolore, il fait décidément l'unanimité : la plupart des bikers suivent des couleurs sans trop savoir... ça donne l'impression que les personnes qui ont fléché n'avaient pas toutes les mêmes consignes quant aux couleurs. Sur les indications d'un organisateur au premier ravito, nous suivions toujours les flèches jaunes censées baliser le 35 km, qui de temps en temps et sans qu'on comprenne bien pourquoi, devenaient rouges. Imaginez dès lors notre perplexité lorsque, à une bifurcation, les kilométrages furent ajoutés sous les couleurs : vert = 35, jaune = 25 ! Bon, on suit donc le vert. Quelques km plus loin, nouvelle bifurcation : rouge =35, vert = 50 !!! Pour finir, au terme d'une magnifique côte suivie d'une belle descente, nous rejoignons la route et là, nous ratons sans doute une flèche (quelle qu'ait été sa couleur...) puisque nous nous retrouvons à Andenne et bientôt à l'école Sainte-Begge, sans avoir vu la célèbre descente du Calvaire qui reste un des passages classique de la Primavera. 32 km seulement au compteur, bien sûr je suis déçue mais d'un autre côté le moral n'y est plus tellement depuis le 2ème ravito... j'ai de plus en plus froid et donc je ne suis pas mécontente d'en avoir terminé... Bike-wash puissant et doté de nombreux tuyaux, il n'y a pas d'attente, encore un bon point. Enfin, je découvre des vestiaires propres et chauffés, une douche chaude, et c'est à la buvette en compagnie d'une belle brochette de Belgium Mountain Bikers que nous terminons la matinée. http://vtt-primavera.wifeo.com/
le fléchage quelque peu déconcertant au niveau des bifurcations
très beau parcours, à la fois technique et physique, beaux
ravitos dont un exceptionnel, bike-wash efficace, douches |
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