VTT La Salamandre - Beaumont (prov. Hainaut)  
13 avril 2009 km parcourus : 53  
21-35-50 km D+ : 830 m  

 

En ce lundi de Pâques, nous n'avons guère le choix pour décider où aller poser nos crampons : hormis deux organisations en province du Luxembourg, que nous jugeons un peu lointaines, il ne reste que le VTT « La Salamandre » organisé pour la 9ème fois à Beaumont, mais auquel je n'ai jamais participé.

Arrivés vers 8h30, inscrits sur la distance de 50 km pour le prix modique de 4 euros, nous attendons que le départ du chrono soit donné (d'un coup de tromblon assourdissant) pour prendre enfin le départ après 9 heures. Nous suivons les flèches oranges. Il fait frais et le temps est au brouillard. Je ressens dès les premiers coups de pédale les effets pervers d'un dîner pascal délicieux mais sans doute un peu trop arrosé d'un bon petit rosé marocain. Les premières côtes arrivent sans avoir eu le temps de s'échauffer, ça fait mal aux cuisses ... première côte technique, et me voici bloquée par un biker qui met pied à terre et reste au milieu sans réaliser que d'autres montent sur le vélo, je dois m'arrêter, dommage car c'est ce genre de montée que j'affectionne le plus. Le parcours est varié et roulant, et malgré des sensations très moyennes, j'apprécie la balade. Au 9ème km, nous tombons sur LE bourbier du jour, heureusement il n'est pas très long et ce sera le plus impressionnant de toute la rando.

Le premier ravitaillement arrive très tôt puisque j'ai seulement 11 km au compteur. Il est suffisant malgré l'absence de fruits, et j'apprécie un thé pèche au lieu de l'habituelle grenadine. Je repars assez vite pour ne pas me refroidir car le brouillard génère une atmosphère humide assez désagréable lorsqu'on ne bouge plus. Il n'y a pas énormément de boue, mais lorsqu'il y en a, elle est hélas de la sorte que j'aime le moins : lourde, collante, l'authentique « berdouille » qui vous fait un pneu de moto après quelques centaines de mètres. Les ornières dans lesquelles j'ai le malheur de passer me scotchent littéralement, car je n'ai pas les cuisses assez fortes pour m'en extirper. Heureusement ce ne sont que quelques passages, car globalement même si le sol est parfois lourd, le parcours est très roulant, hormis lors de quelques très belles descentes qui tranchent par leur technicité et dans lesquelles il convient de rester attentif. Trop roulant même, quand vers le 16-17ème km on entame une portion de route assez longue et plate, qui s'enchaîne avec un RAVel qui me paraît interminable, pour reprendre ensuite un chemin large et plat et enfin terminer de nouveau par de la route. Je n'aime pas le bitume (ce n'est pas un scoop, je sais), et là, je peste intérieurement. Je m'ennuie pendant ces longs kilomètres, du coup la seule façon de me distraire c'est de passer sur la plaque pour essayer d'en finir le plus vite possible. Ce qui n'est pas éminemment compatible avec mes capacités physiques de femme quadragénaire sous-entraînée et ayant une approche assez « personnelle » de la diététique sportive ;-)... Sur la portion de RAVel je me force donc à rester, à un bon rythme mais quand même raisonnable, derrière deux gaillards qui gèrent prudemment leur sortie dominicale, ce qui me permet de récupérer un peu. Puis devant la persistance d'un parcours pour moi inintéressant, me voilà repartie à fond (tout est relatif, bien sûr...). C'est donc bien essoufflée et les cuisses en feu que j'achève cet épisode peu glorieux qui aura sans doute vu ma moyenne la plus haute depuis 2005. Bien entendu cela va se payer cash lors de la prochaine montée, qui pour mon malheur se fait sur route alors que j'aime tant les côtes caillouteuses techniques... Ahanant, soufflant, j'offre un piteux spectacle. Me voici donc grillée après seulement 30 km, et je n'en suis pas fière... heureusement le parcours redevient plus en phase avec ce que j'attends d'une rando VTT, on retrouve un environnement forestier, des sentiers agréables et quelques belles descentes. Nous commençons cependant à nous languir du 2ème ravitaillement, personnellement je suis du genre « chameau » et donc j'ai encore largement de quoi boire, par contre Thierry (qui m'a rejointe après avoir attendu notre compagnon du jour et constaté son incapacité à nous suivre ce matin), doit s'hydrater beaucoup et arrive déjà au fond de son camelbak.

Le parcours est certes redevenu plus varié mais néanmoins les portions de bitume restent trop fréquentes à mon goût... d'autant plus que c'est presque systématiquement en montée... un vrai cauchemar pour moi, on dirait que c'est fait exprès pour me faire enrager ;-). Les kilomètres défilent et toujours pas de ravito. Thierry est à sec depuis déjà un certain temps... Nous imaginons qu'il y a eu un problème dans l'organisation. Finalement, après une descente très piégeuse et bien raide, suivie d'une côte sur route (hé oui, encore une) dans un village paisible, nous découvrons, alors qu'on n'y croyait plus, le 2ème ravitaillement. J'ai à ce moment 46 km au compteur. Les bénévoles qui tiennent le stand sont souriants, très aimables, et ne semblent pas du tout conscients que certains bikers sont au bord de la déshydratation, et que 35 km entre deux ravitos, ça fait quand même beaucoup.... On nous propose gentiment de déguster un picon vin blanc (oups, j'aurais préféré un fruit) que Thierry accepte plutôt deux fois qu'une. Il nous reste théoriquement 5 km à parcourir, qui finalement seront 7. Le soleil est bien là à présent. Mon effort de tout à l'heure m'a complètement rincée et je multiplie les pauses : arrêt pipi, arrêt pour ôter ma veste... Cette dernière partie voit bien encore l'un ou l'autre passage pénible pour moi (comprendre : des montées sur bitume où je crois mourir) mais aussi et surtout quelques très beaux passages étonnamment secs dans les bois, notamment une magnifique descente rapide. Quand enfin nous rejoignons le centre omnisport de Beaumont, j'ai 53 km au compteur pour un dénivelé positif relativement modeste de 830 m. Bike-wash et douches sont disponibles et apparemment satisfaisants, du moins à cette heure, mais nous préférons prendre un verre au soleil en échangeant quelques mots avec deux des organisateurs, qui attendent les derniers chronos (probablement égarés, vu l'heure...) ce qui me permet de leur mentionner les points faibles de la manifestation, tout en précisant bien qu'il ne s'agit que de mon ressenti personnel... Je constate en effet que de nombreux bikers ont l'air très content de leur virée à vtt. Il semble également que le parcours de 35 km était plus équilibré. Bref je me fais un peu l'effet d'une vieille râleuse aigrie au milieu de l'allégresse générale :-). Il est certain que pour ceux qui apprécient de pousser du gros braquet, le parcours présentait des atouts auxquels je ne suis pas sensible. Pour le reste, les parties qui n'étaient pas sur route étaient effectivement très agréables et variées, avec des descentes parfois très techniques.... et la région est magnifique, paisible, et mérite vraiment le détour.

Des vidéos sur : http://www.mtbteamlangdorp.tk/ et http://www.youtube.com/watch?v=C9lWYFZi9V8

Points négatifs : parcours inégal avec trop de bitume, ravitaillements dépourvus de fruits et placés en dépit du bon sens (ravito 1 à 11 km, ravito 2 à 46 km)

Points positifs : très belle région, très belles portions boisées sur le circuit, belles descentes, douches, bike-wash